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Billets 2015

Chloé, Le quatrième Ordre et Merlieux

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  En bref, Chloé et les créatures de l’ombre vient de voir le jour (très drôle pour des créatures de l’ombre). Le second épisode des aventures de Chloé, la toute jeune sorcière qui va se surprendre elle-même et dévoiler des capacités hors du commun des… sorciers ! On y retrouve Olivier, plus téméraire que jamais et Alice, prudente, mais qui accomplit sa mission jusqu’au bout. De surprises en rebondissements, c’est finalement l’amitié et la compréhension de l’autre qui triompheront.                      

  Sortie mouvementée pour le Quatrième Ordre - Résurrections, puisque les exemplaires fabriqués par l’imprimeur comportent une particularité : le pelliculage de la couverture est mat au lieu de brillant. Que l’on se rassure, 50 exemplaires « collector » sont déjà mis en vente et seront, pour une part, dédicacés par l’auteur à Merlieux ce dimanche. Les autres, pelliculage brillant arrive ce mercredi. On y retrouve Bibi, évidemment, et ses compagnons aux prises avec l’Empereur, mais aussi le machiavélique Kerguélen le Sanglant et bien d’autres tout aussi peu recommandables…

  Vous pourrez rencontrer ces auteurs et illustrateurs ce dimanche à Merlieux (stand C16), dans l’allée principale comme d’habitude, sous le soleil. Seront donc là Aline Sarreau et Pandore (Chloé), Maxime Métron (Moko), Lydie Lemaire (Hermine et Missouris), Mathieu Valentin (Le Quatrième Ordre), Tristan Robert (Les Oiseaux Bleus) Pierre Commeine (1914 – 1917 Autres regards) et Claude Mouflard (Exodes et Exils) qui nous a fait l’honneur du Journal L’union pour son dernier titre.

A très bientôt donc,

Joël

Affiche fete du livre merlieux 2015

 

Exils de Claude Mouflard

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Exils

 

Intimiste, touchant, inattendu (enfin si, attendu depuis trop longtemps), dynamique, caustique comme il faut, attachant avec une once de poésie – la vraie, pas les niaiseries habituelles qui n’ont ni queue ni tête – le nouveau roman de Claude Mouflard, Exils, sera là demain jeudi.

Que nous raconte-t-il ? Rien, Claude Mouflard ne raconte pas, ce serait trop classique, trop facile, il nous jette dans l’aventure. Quelle aventure ? Celle de ses personnages, que vous avez déjà rencontrés dans Exodes et que vous retrouvez à la libération.

Mais ce n’est pas tout, Exils va plus loin, Exils ose nous inviter dans l’intimité de l’auteur, dans son interrogation face à la page blanche et face aux romans à quatre sous (je parle du contenu, pas du prix de vente), produits en réalité par des nègres et qui se vendent aujourd’hui à grand renfort de publicité ; il y en aura partout sur les panneaux et à la radio dans quelques semaines.

Vous l’aurez deviné, j’ai adoré ce livre et je me disais tout à l’heure, avant d’écrire cette « lettre de nouvelles », qu’il y a encore des romans de littérature avec lesquelles on ne s’ennuie pas et dont on ne sort pas totalement ravagé par l’angoisse, la haine et la morosité, mais simplement plus humain.

Joël

En urgence !

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  Le temps m’a manqué cette semaine avec l’arrivée des Oiseaux bleus et de Moko Super Héros pour rédiger cette courte newsletter. J’ai très envie de vous dire tout le bien que je pense de ces deux nouveaux ouvrages, je vous avais déjà parlé du premier dans la newsletter précédente, mais l’avoir en main c’est encore autre chose ! Les imprimeries françaises sont décidément à la hauteur de nos espérances et ont su concrétiser, matérialiser le talent de l’auteur.
  Moko Super Héros, quant à lui conserve les qualités que l’on attend de cette série, dans un esprit rajeuni, un parfum d’été, plus de fraîcheur, de clarté, une envie de vie. Un livre à mettre dans les mains des plus jeunes et dès ce week-end puisque samedi nous aurons le plaisir de vous offrir une double dédicace à la librairie Bulles et Crayons à Creil. En effet Maxime Métron, l’illustrateur de Moko et Tristan Robert, illustrateur et scénariste de la BD Les Oiseaux Bleus seront présents et pourront vous parler de leurs ouvrages respectifs. J’y serai également dès ce vendredi matin pour vous les présenter si vous ne pouvez être là samedi.

À très bientôt.

Joël

 

Les parutions de juin

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Les parutions de juin

Trois parutions chez À Contresens Éditions en juin cette année :

  • Les Oiseaux Bleus – L’épopée des frères Caudron en Baie de Somme
  • Moko Super Héros – Le sport
  • Exils, roman qui fait suite à Exodes

Commençons aujourd’hui par Les Oiseaux Bleus. Il s’agit d’une BD destinée aux enfants comme aux adultes et qui relate les aventures des frères Caudron, célèbres pionniers de l’aviation en Baie de Somme.

Ce qui m’a séduit dans cet ouvrage, c’est d’abord le sujet. Qui, en effet, n’a jamais rêvé de construire une machine pour voler ? Peut-on se faire une idée de ce que représentait à l’époque la possibilité d’évoluer dans un espace réservé aux oiseaux ? Qui n’a jamais dévalé, enfant, la pente d’une colline en écartant les bras et imaginant quitter le sol ?

Et puis il y a le trait de crayon de l’auteur, Tristan Robert. Un trait léger, essentiel, j’ose dire : aérien. Un trait et des touches de couleur qui trouvent leur résonnance dans le texte, rare, essentiel, lui aussi et pourtant intime et poétique. On entre dans Les Oiseaux Bleus comme on entre dans notre enfance, tout en délicatesse, en imprudence de soi, en silences évocateurs…

A découvrir, à offrir ou à conserver dans sa bibliothèque, évidemment.

Joël

 

Édition ou jungle !

Il y a tant de formules d’édition différentes que je ne sais par laquelle commencer. Édition à compte d’éditeur, à compte d’auteur, participative… Faisons le point ! 

L’édition est dite à compte d’éditeur quand l’éditeur puise dans ses propres fonds pour régler tous les frais liés à la publication d’un ouvrage, en particulier son impression. Il convient bien entendu d’ajouter les frais de mise au point, de correction, de création d’illustrations et bien entendu tous les frais de fonctionnement de la maison d’édition.
On parle d’édition à compte d’auteur quand l’éditeur demande à l’auteur une somme d’argent (généralement élevée) pour éditer un ouvrage. Cette somme d’argent permet de couvrir tous les frais d’impression et autres.
Et l’édition participative ? C’est selon. Souvent un peu des deux (c’est surtout ce que croit l’auteur), avec des règles imprécises, des contrats flous et des déceptions au rendez-vous.

Nous verrons ces différentes possibilités, mais j’ai d’abord envie de vous parler aujourd’hui de la « Belle Édition ». Édition à compte d’éditeur bien entendu, mais « belle », c'est-à-dire celle qui réunit l’auteur – cet être fragile et isolé dont nous avons évoqué la trajectoire précédemment – et l’éditeur, pour œuvrer dans une même direction. L’auteur offre alors le diamant brut qu’est son manuscrit (tapuscrit dit-on à présent, mais j’aime le mot manuscrit, c’est comme ça) à un éditeur qui devra le tailler, le polir, sans en altérer aucune de ses qualités. Au contraire il s’agira, en toute complicité avec l’auteur,! de lui donner un éclat plus profond, plus vif encore.

Approches psychologique et humaine délicates, puisqu’au fond, un manuscrit est un bébé. Imaginez la tête d’une jeune maman si vous vous rendiez à la maternité, regardiez son bébé sous toutes les coutures (oui, je sais les bébés ne sont pas cousus) et disiez : « c’est pas mal, mais… » Et comme chaque auteur écrit le plus beau livre du monde, c’est compliqué. Compliqué mais pas impossible si au-delà des considérations de structure, de style, des phrases que l’on trouve hors sujet, etc, on y met un ingrédient essentiel : l’amour des mots, des idées, de la littérature, de la chose écrite et de l’être humain qui est derrière tout ça.

C’est le seul secret : l’amour du travail bien fait. Alors, une vraie complicité voit le jour entre celui qui crée, mais qui peut difficilement se mettre à la place de celui qui découvrira son texte, et celui qui tient le rôle du premier lecteur. Alors s’ensuivent des mois d’échanges, de réflexion, d’émerveillement, de découragement parfois, puis de reprise de confiance, d’impatience, d’espoir. Alors l’existence ne ronronne plus, tout converge dans une seule direction et l’on sait bien, auteur et éditeur, que même si on fait semblant, on est ailleurs…

L’auteur, le vrai, l’authentique

Dans l’approche qui suit, je parle d’auteur, pas de machine à écrire programmée, puis essorée par les grandes maisons d’édition. D’ailleurs, je les plains. Oui, ils ont   réussi, mais au fond si appauvris que l’un d’eux, alors que je m’émerveillais de son succès et le questionnais sur son état d’âme, me fit un soir cette confidence : « plus j’écris, moins j’ai envie d’écrire ! » Tout simplement parce que son éditeur l’obligeait à écrire ce qui se vend et rien d’autre, donc toujours à peu près la même chose. Appauvrissement. 

Evidemment, il y a de grands auteurs dans de grandes maisons d’édition, mais ceci est une autre histoire.
Non, ce qui m’interpelle, moi, l’éditeur, c’est cet être humain totalement passionné et qui ne conçoit pas sa vie autrement que par l’écriture, quelque soit le genre ou le public auquel est destinée l’œuvre. Celui-là m’intéresse, parce qu’il ne triche pas. Tricher serait trahir le trésor qu’il possède en lui. Tricher serait mourir un peu. Au pétillement de son œil malicieux succèderait alors un regard terne, vidé de son énergie intime.
Car il s’agit bien là d’intimité. Il faut en être conscient, l’auteur se livre dans son livre. Alors, il faut marcher sur des œufs, alors il faut l’approcher avec du doigté (c’est une expression ancienne, aujourd’hui on dit « de la psychologie », c’est plus urbain). Doigté incontournable et certitude, quoi qu’on en dise, que l’on restera à l’extérieur de l’œuvre ; lire n’est qu’un simple regard sur une histoire d’amour qui ne nous appartient pas, celle qui relie l’auteur à ses lignes, ses personnages.
Plus nocturne que diurne, c’est quand l’agitation du jour retombe qu’il s’éveille, conscient alors d’être enfin lui-même. Tel L’albatros de Baudelaire, il déploie ses ailes et s’envole vers des contrées que lui seul est capable d’explorer. Son livre, c’est la collection de souvenirs et d’impressions qu’il rapporte de son voyage intérieur.      
Discret, il s’exprime rarement. N’allez pas croire qu’il manque de vocabulaire, bien au contraire, mais la bêtise du monde le fatigue tant qu’il reste coi. À tous les bavardages, il préfère la pénombre de son bureau et les touches silencieuses de son ordinateur. Heureusement, si vous réussissez à nouer le contact, à arriver vers lui avec toute la sincérité de votre être, alors son visage s’illumine. Il vous entraîne un peu plus loin, dans ses rêves, vers cette lumière qui lui est si personnelle et pour quelques instants vous partagez son aventure.
Même accompagné, il reste solitaire. Toute forme d’association le barbe. Sa solitude demeure présente à chaque pas, même lorsque son œuvre est accomplie. C’est là une véritable fragilité et c’est pourquoi certains éditeurs, véritables hyènes en quête du gibier isolé du troupeau, le guettent et en font leur proie. Mais ceci concernera un prochain billet... 

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Programme

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Comme promis dans la dernière newsletter, voici le programme éditorial de l’année 2015.

Nous avons déjà dû rééditer Chloé l’apprentie sorcière et Le Quatrième Ordre – Rencontres dont les derniers exemplaires avaient quitté les étagères.

En 2015, sans toutefois annoncer de dates très précises, nous allons publier :

  • Exils, la suite d’Exodes de Claude Mouflard où nous retrouvons les personnages au moment de la libération ;
  • Moko Super Héros – Le sport qui sera le cinquième épisode de la série la santé en s’amusant, de nos 2 docteurs passionnés par la santé des enfants, Martine Cotinat et Maxime métron ;
  • Le Quatrième Ordre – Résurrections, le livre II, de Mathieu Valentin à l’imagination si fertile ;
  • Chloé et les créatures de l’ombre, j’en frémis d’avance, Aline Sarreau et Pandore se sont surpassées ;
  • Missouris et les boutons de bois, de Lydie Lemaire, illustrations Romain Russoniello, dans la collection contes et voyages où nous trouvons déjà Les oiseaux d’Haminâ et Le voyage d’Hermine ;
  • L’Éperon de Philippe Halvick, l’homme au chapeau haut de forme, connu pour ses ouvrages d’Héroïc Fantaisie et qui nous entraîne là où l’on n’ose pas aller ;
  • Et puis 3 surprises. Il est un peu tôt pour en parler, pour des raisons de discrétion, de titre, de mise au point, mais rassurez-vous, le moment venu nous ne manquerons pas de diffuser une newsletter spéciale.

Bien entendu, nous vous tiendrons informés de la sortie de chacun de ces ouvrages quelque temps à l’avance et même de l’avancement des travaux (texte, illustrations, maquette, etc.) En attendant, nous préparons les salons d’Ecouen, le 8 mars, des dédicaces au Cultura de Claye-Souilly le dimanche 15, le salon de Paris du 21 au 23 et le salon du mieux-être les 28 et 29 mars à Soissons.

À très bientôt pour parler d’un métier qui heureusement n’en est pas un, celui d’auteur…

À Contresens Éditions

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Des nouvelles !

Des nouvelles ! 

Oui, des nouvelles après tout ce temps. Non pas qu’il ne se soit rien passé ou que la maison ait pris l’eau, au contraire, la fin d’année a été si riche que le temps s’est mis à courir, comme ça, en se moquant de nous et de nos occupations.

Une fin d’année très riche donc, avec de nombreux salons et toujours plus de rencontres, d’échanges, autour du livre bien sûr, mais aussi autour de la vie, de notre vie à tous. C’est finalement le plus important au moment où l’on a tant de moyens et tant de mal à communiquer véritablement, pouvoir rencontrer quelqu’un que l’on ne connaît pas et en quelques mots basculer de l’anonymat à l’humanité. Donc, la fin de l’année s’est déroulée entre travail assidu et joie de nous retrouver sur les manifestations, autour de gâteaux maison, donc tout à fait disposés à communiquer, écouter, partager des passions.

Et puis est arrivé le début d’année. Pour la première fois, nous avons pris tous ensemble une journée pour dessiner le programme à venir, les parutions 2015, détecter les points où des améliorations sont possibles, notamment en ce qui concerne l’information. C’est pourquoi je reprends aujourd’hui la newsletter et promets de la faire paraître régulièrement. A ce propos,  quel rythme vous paraît-il le plus approprié ? chaque semaine ? tous les 15 jours ? Vous pouvez répondre par un simple commentaire sur le blog. Cette newsletter sera désormais remplie d’informations concernant les parutions bien sûr, mais également la spécificité de chacun des métiers du livre, cette chaîne qui permet de traduire la pensée de l’auteur en un objet couramment appelé « livre ». Bien d’autres thèmes seront abordés également au fil du temps. Le but étant de vous permettre d’accéder le plus concrètement possible à l’univers de la maison À Contresens.

Et la prochaine newsletter détaillera le programme 2015…

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